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« Front contre Front », une création d’ouverture et de dépassement * [dans le cadre du Festival A Corps]

Publié le , dans Culture.

Vingt-et-un étudiants en lettres, sciences, psycho, médecine, arts du spectacle, assistants metteurs en scène, sciences du sport ou de l’EESI réunis dans un atelier de recherche chorégraphique autour de l’artiste Gaëlle Bourges. La richesse de la co-création, née d’une œuvre d’art médiévale, provient pour partie de cette hybridité.

La démarche interpelle, les échanges font grandir, la création bouleverse étudiants et artistes… et probablement bientôt les spectateurs. Matthias Bardoula, étudiant en Master 2 Assistant metteur en scène raconte que « la première séance avec la chorégraphe Gaëlle Bourges a eu lieu au Musée Sainte-Croix pour découvrir le Chapiteau de « La Dispute » et s’imprégner d’une atmosphère décalée ». Au début de l’aventure, les étudiants s’interrogeaient sur ce projet ne connaissant ni l’artiste, ni l’œuvre d’art roman, et n’étant pas a priori particulièrement sensibles au Moyen-Age.

Exigence et humour

Mais très vite ils ont été conquis par le travail à la fois très exigeant et empreint d’humour de Gaëlle. « Il s’agit d’une véritable co-création où la recherche de tous ressort » apprécie Etienne Bories, étudiant en 2e année de lettres et culture contemporaine. « On essaie toutes les idées, nous sommes dans un vrai travail de recherche » s’enthousiasme Helen Héraud, étudiante en 1re année de Master Assistant metteur en scène. Elle illustre son propos « Gaëlle a fait tourner un micro pour que chacun s’exprime sur ce que lui évoque le Moyen-Age ». Cette parole « assez drôle » est intégrée à la pièce. « Le public se reconnaitra dans la résonnance qu’a en nous le Moyen-Age » avec son lot de chevaliers, de châteaux, de dragons… estime Etienne. Le thème de la dispute et de la réconciliation traité dans ce spectacle, intemporel, lui parlera aussi. « La création intègre également la parole de Gaëlle qui raconte le Chapiteau. On y trouve aussi un rapport au corps fort,  où chacun se réapproprie sensibilité et imaginaire » complète Isabelle Lamothe qui encadre ce laboratoire de création. Et précise, l’atelier a pour objet de rechercher « ce que l’on peut dire, dévoiler, questionner avec notre corps ».

L’engagement de chacun

Ce qui fédère ces étudiants d’horizons divers est l’engagement de chacun dans ce travail mené sur toute l’année universitaire. Selon Etienne « lorsque le groupe est constitué il n’y a plus de blocages. On est là les uns pour les autres, il n’y a pas de jugement ». « Les professionnels nous mettent en confiance et nous amènent à faire des choses ensemble, à oser se dire » complète Helen. Matthias qualifie cette expérience de « processus de maturation et de révélation tant au niveau de la création que de l’être ». Tous s’accordent à dire que l’ouverture d’esprit de Gaëlle est de ces rencontres qui font du bien et dont il faut profiter. « A l’université ces formations sont offertes comme autant d’expériences. Quelle chance ! » apprécie Helen qui chaque année est partante pour offrir à sa curiosité les domaines qu’elle n’a pas encore explorés. Une ouverture qu’Isabelle considère comme un atout fort pour entrer dans la vie professionnelle, en plus d’une richesse personnelle.

Représentations :
– Festival A Corps au TAP, le 1er avril à 21h30
– Nuit des Musées, le 21 mai

* En partenariat avec le TAP et le musée sainte croix

Site web du festival : http://festivalacorps.com/

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